Ci-dessous un article d’ActuToulouse
Par Guillaume Laurens. Publié le 26 févr. 2026
Ajusteur-monteur sur une chaîne d’assemblage chez Airbus, Guillaume Scali est tête de liste du NPA Révolutionnaires aux élections municipales 2026. Voici les candidats à ses côtés.

Trois listes révolutionnaires ! Rude concurrence en perspective à l’extrême gauche, pour les Municipales 2026 dans la Ville rose : après Révolution Permanente et Lutte ouvrière, une troisième écurie confirme à Actu Toulouse être parvenue à boucler sa liste : celle du NPA Révolutionnaires, un parti né en 2022 de la scission avec la frange anticapitaliste du NPA (qui est, elle, aux côtés de l’insoumis François Piquemal) et à ce jour créditée dans les sondages de 0,5 % des voix. Voici ses candidats.
Guillaume Scali : « On a notre place dans cette élection »
« Cela n’a pas été évident » de boucler une liste, selon l’aveu de Guillaume Scali, chef de file de Toulouse ouvrière et révolutionnaire, « mais on y est parvenu et c’est une marque qu’on a notre place dans cette élection municipale ». Âgé de 38 ans, ce candidat est représentant syndical à la CGT et ajusteur-monteur sur la chaîne d’assemblage de l’A350 à Toulouse. Il formera donc un binôme avec Nathanaëlle Loubet, qui est enseignante dans un lycée.
À leurs côtés ? « Pas de politicien professionnel », lance Guillaume Scali, mais « une liste complète de travailleurs, de jeunes, représentatifs de tous les métiers que l’on peut retrouver à Toulouse ».
Voici les 69 candidats de la liste « Toulouse ouvrière et révolutionnaire » :
- Guillaume Scali, ouvrier, 37 ans
- Nathanaëlle Loubet, professeure, 29 ans
- Yannis Ferron-Ounnoughi, médecin, 25 ans
- Charlotte Pouzoullic, AESH, 24 ans
- Aurélien Le Borgne, privé d’emploi, 26 ans
- Laura Milan, écologue, 27 ans
- Mathéo Bouchard, étudiant, 19 ans
- Clémence Ragot, étudiante, 22 ans
- Bastien Verdoux, manipulateur radio, 32 ans
- Elodie Drocourt, agent de nettoyage, 25 ans
- Théo Chaffotte, consultant en informatique, 26 ans
- Céline Picandet, autrice, 29 ans
- Maurice Dupin, babysitter, 20 ans
- Diane Cadot, professeure, 28 ans
- Maxime Dussau, cuisinier, 28 ans
- Sarah Brochot, étudiante infirmière, 23 ans
- Victor Cazals, professeur, 31 ans
- Tess Benedetti, graphiste, 25 ans
- Pierre Michel, doctorant, 31 ans
- Nathalie Rouanet, éducatrice spécialisée, 45 ans
- Alexandre Belin, doctorant, 25 ans
- Eliza Monsonis, salariée d’une agence de l’Etat, 40 ans
- Nicolas Viaud, professeur, 44 ans
- Emeline Laclau, privée d’emploi, 29 ans
- Jean-Philippe Toniol, développeur informatique, 37 ans
- Jeanine Fautrier, assistante sociale, 55 ans
- Marie Holaind-Famy, ingénieur, 35 ans
- Camille Gillot, professeure, 29 ans
- Julien Eyzat, ingénieur informatique, 29 ans
- Abigail Oelkers, étudiante, 20 ans
- Aurélien Michel, journaliste, 28 ans
- Leslie Ruffine, ingénieur informatique, 27 ans
- Mokrane Amenouche, graphiste, 27 ans
- Justine Colman, étudiante, 19 ans
- Christian Micouin-Jorda, data engineer, 28 ans
- Vanessa Monsigny, professeure, 38 ans
- Gaspard Azema, étudiant, 20 ans
- Thalia Guilbert, étudiante, 21 ans
- Juan Gabriel Di Lucia, technicien, 34 ans
- Maëna Arnaud, étudiante, 21 ans
- Patrice Bertrand, retraité, 77 ans
- Raïna Assani, privée d’emploi, 26 ans
- Guillaume Gambert, commis de cuisine, 27 ans
- Lisa Robinau, employée de restauration, 33 ans
- Thomas Miolane, ingénieur d’application, 34 ans
- Marie Brondoni, étudiante, 20 ans
- Ilan Metairie, privé d’emploi, 24 ans
- Marie Gentillet, privée d’emploi, 28 ans
- Julien Cornette, chargé de projet, 30 ans
- Sandra Castre, employée du commerce, 26 ans
- David Leloup, bouquiniste, 41 ans
- Joanna Brun, artiste plasticienne, 32 ans
- Enzo Subiaz, mosaiste artisan, 29 ans
- Loevan Lopez, tatoueur, 20 ans
- Madi Diarra, ouvrier, 36 ans
- Aïchouch Bayoud, Cuisinière en situation d’invalidité, 52 ans
- Noé De La Zarza-Jouve, étudiant, 19 ans
- Ico Cavaroz, chargée d’études, 25 ans
- Solal Koïta, étudiant, 19 ans
- Marianne Fabry, employée du commerce, 38 ans
- Yannick Williame, correcteur relecteur éditorial, 28 ans
- Margot Diaz, musicienne, 33 ans
- Stanislas Batisse, intermittent du spectacle, 29 ans
- Coralie Cocuron, étudiante, 18 ans
- Rémi Jimenez, employé hospitalier, 28 ans
- Catherine Jadeau, ingénieure d’application, 27 ans
- Jean Lagrange, ingénieur, 33 ans
- Souane Gavillet, assistante décoratrice, 23 ans
- Liam Raillot, étudiant, 23 ans
« Un programme de lutte, plus qu’un programme électoral »
Présent dans « une vingtaine de communes » de France, le NPA Révolutionnaires revendique pour ces Municipales 2026 « un programme de lutte, plutôt qu’un programme électoral », défend Guillaume Scali. « Beaucoup de listes promettent de changer la vie à l’échelle locale, mais ce n’est pas notre message, car on n’y croit pas », poursuit-il. « Le problème ne peut pas se régler localement, alors on pointe du doigt les vraies responsabilités et les vraies évidences ».
« Des milliards empochés par les actionnaires des géants de l’aéronautique »
Ce parti entend « défendre les intérêts des travailleurs », face aux « patrons qui profitent du système ».
« On en sait quelque chose à Toulouse, où des milliards sont faits et empochés par les actionnaires des géants de l’aéronautique, alors qu’au même moment, on ferme des classes dans nos écoles et des services d’urgence.»
Guillaume Scali. Tête de liste de « Toulouse ouvrière et révolutionnaire »
Pour « Toulouse ouvrière et révolutionnaire », se présenter aux Municipales est surtout une manière de « mobiliser la population autour des travailleurs ». Au programme de cette liste, donc ? « Défense des services publics, des conditions de vie, de l’accès au logement », ou encore « hausse des salaires ».
Un « pôle des révolutionnaires » à Toulouse ?
Alors que le NPA Anticapitalistes — l’autre frange de l’ancien NPA qui a volé en éclats — est en bonne place sur la liste de l’insoumis François Piquemal dans cette campagne, le NPA Révolutionnaires entend « continuer le combat dans l’indépendance de classe et des institutions bourgeoises qui était celle du NPA et de la LCR ».
Pourquoi une telle dispersion des révolutionnaires dans la Ville rose ? « Pour peser davantage face à la puissance de l’appel de l’union de la gauche, on avait proposé aux camarades de Lutte ouvrière de faire une liste ensemble », glisse Guillaume Scali, mais l’union n’a pas abouti : « Après, on ne voit pas de concurrence entre nos trois listes, qui ne disent pas tout à fait la même chose », ajoute le chef de file. « Mais on a l’impression qu’un pôle des révolutionnaires se dessine ».
Parmi les temps forts de sa campagne : le NPA-Révolutionnaires a prévu un meeting le mardi 10 mars à 19 heures, à la Maison Toulouse Services des Minimes, auquel participera Selma Labib, qui est la porte-parole nationale du mouvement.