
Samedi 24 octobre, les jeunes sont descendus une nouvelle fois dans la rue dans la plupart des villes italiennes. Ils étaient près de 10 000 à Milan et à Rome, malgré un climat de peur entretenu pas le gouvernement : quartiers bouclés, perquisitions et même arrestations préventives.
Ces manifestations spontanées, hors des cadres syndicaux et des partis politiques, ont surpris les médias, qui pensaient le pays figé dans l’attente des nouvelles élections. On n’y voyait seulement quelques bannières de collectifs lycéens et étudiants…
Une nouvelle fois, les jeunes ont protesté contre la vétusté des lycées, le manque de professeurs, alors que des milliards supplémentaires sont alloués à l’armée, contre la vie chère, le montant des loyers et plus généralement contre une société qui n’offre que le chômage ou des petits boulots précaires et sous-payés. Plus de 20 % de la population est exposée à un risque de pauvreté et d’exclusion sociale.
Les seules réponses du gouvernement ont été les matraquages de la police, les lacrymogènes et les canons à eau, comme à Rome, Milan, Turin ou Bologne.
Mais, partie au début du mois de l’occupation de plusieurs lycées avec le slogan « Faisons comme en France » (Fare come in Francia), cette vague ne semble pas près de s’arrêter.
Des collectifs appellent à se joindre à la journée syndicale de grève nationale du 30 octobre.
Thierry Flamant
Sommaire du dossier du numéro 66 de Révolutionnaires
- La jeunesse et les travailleurs en lutte dans toute l’Europe
- Albanie : après près de six mois de « révolution des flamants roses », la Gen Z repart à l’assaut
- Élections en Serbie : Vučić est dégagé, et maintenant ?
- Allemagne : la Gen Z contre le militarisme
- Italie : « Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir ! »
- Mouvement pour le logement, les salaires et contre les politiques de réarmement dans l’État espagnol
- Grèce — Le 21 octobre devrait marquer le début : brisons l’attente électorale par la lutte !
