C’est François Xavier Bonnaillie, le directeur du développement commercial et des partenariats au Comité d’organisation des Jeux olympiques qui l’affirme : « C’est simple, sans les sponsors nous n’étions pas en mesure de livrer ces Jeux. » Et pour cause. Des grands groupes commerciaux et industriels ont mis la main au porte-monnaie pour être partout présents dans les stades, les piscines, sur les pistes, voire le parcours de la flamme olympique, etc. On a compté 84 sponsors dont 14 partenaires mondiaux (Toyota, Coca-Cola…), sept partenaires premium (Orange, EdF, Carrefour, LVMH…), 50 supporters officiels et 13 partenaires officiels. La différence entre les uns et les autres ? Le ticket d’entrée qui commence à quelques millions d’euros pour les partenaires officiels et dépasse la centaine de millions pour les premium et les mondiaux. En tout cela a rapporté 1,2 milliard d’euros, soit 40 % de plus qu’à Londres il y a quatre ans. Et cette somme a représenté plus du tiers du budget du comité d’organisation. Médaille d’or de la « visibilité » : le groupe de luxe LVMH de Bernard Arnault qui a dépensé 200 millions d’euros mais qui a vu ses marques (Berluti, Chaumet, Dior, Louis Vuitton, Moët Hennessy et Sephora…) apparaître chaque jour sur les télés du monde entier. On a ainsi eu droit à une séquence dans les ateliers Vuitton le soir de la cérémonie d’ouverture, à la malle Vuitton dans laquelle voyageait la flamme olympique, aux tenues Dior qui habillaient Céline Dion, Lady Gaga ou Aya Nakamura, etc. Mais où est donc le sport dans tout cela ?