Réuni en convention à Chicago depuis ce lundi, le Parti démocrate doit désigner, sans surprise, Kamala Harris comma candidate à l’élection présidentielle de novembre. Après le retrait de Joe Biden, sous pression directe des dirigeants du parti, l’appareil a verrouillé tout débat interne et demandé aux opposants de son aile gauche de faire profil bas, notamment sur des questions comme la Palestine ou l’immigration. Tout cela pour montrer le prétendu « enthousiasme sans réserve » que suscite Harris. Et les caciques croisent les doigts pour que Chicago 2024 ne soit pas Chicago 1968. Cette année-là en effet, la convention démocrate avait été cernée par des dizaines de milliers de manifestants qui protestaient contre la guerre du Vietnam menée par le président démocrate Johnson. Ils furent violemment matraqués par la police aux ordres du maire démocrate, Richard Daley. Une façon de se souvenir que dans ce domaine, les Démocrates n’ont rien à envier aux Républicains. Et le Grand Chicago abritant la plus importante communauté palestinienne et arabe du pays il est peu probable que cette dernière reste silencieuse pendant cette grand-messe.