Selon le rapport annuel du Groupe Loup PP Alpes, lié à France nature environnement et composé d’une quarantaine de scientifiques bénévoles, la survie du loup pourrait être de nouveau menacée. Le suivi de 36 meutes de loups montre en effet une baisse de leur reproduction et une hausse du braconnage et des tirs illégaux qui mettent en danger leur préservation. Depuis son retour dans l’Hexagone, en 1992, le loup a cristallisé nombre de polémiques, la plupart du temps sans véritable fondement. En effet la plupart des attaques de troupeaux ne sont pas dues à des loups – qui ne seraient que 600 à 700 sur l’ensemble du territoire – mais à des chiens errants dont le nombre est estimé entre quelques milliers et une dizaine de milliers. Ce qui n’empêche pas certaines fédérations de chasseurs, et plus largement les partisans de l’élevage intensif, de crier haro sur le loup. Fin juillet, la Coordination rurale, syndicat paysan proche de l’extrême droite, a même proposé une prime de 1 000 euros pour chaque loup abattu. Ce qui lui a valu des poursuites judiciaires. Quant à la population lupine, elle reste un bon indicateur de la santé de la nature et de la faune sauvage.