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Brèves

L’actualité en bref

Le corps carbonisé d’une jeune femme de 23 ans a été retrouvé par les pompiers dans le coffre d’un véhicule encore fumant sur la commune de Sépeaux-Saint-Romain. La victime effectuait un stage en alternance en entreprise et c’est l’homme qui supervisait ce stage qui l’a assassinée avant de se suicider. Son cadavre a été découvert dans le même véhicule. Le meurtrier devait comparaître prochainement pour « viol conjugal » sur son ex-compagne. Il s’agit du 57e féminicide recensé depuis le début de l’année.

C’est en grande pompe que les dirigeants ukrainiens, Zelensky en tête, ont organisé des funérailles nationales à Andriy Melnyk, décédé il y a soixante ans et dont la dépouille mortelle a été exhumée pour l’occasion. L’homme était un dirigeant de l’Organisation des nationalistes ukrainiens, à tendance fasciste, qui collabora activement pendant la Seconde Guerre mondiale avec l’armée nazie et fut responsable de crimes de guerre et de crime de génocide. On prête maintenant à Zelensky le projet de réserver un sort identique à Stepan Bandera, le créateur de la Légion ukrainienne sous commandement de la Wehrmacht. La collaboration des nationalistes avec les nazis est largement occultée par les autorités, qui préfèrent mettre en avant leur lutte pour l’indépendance du pays. Des « héros » qui étaient en fait des criminels d’extrême droite.

Sébastien Lecornu préside aujourd’hui un comité interministériel consacré à la lutte contre la criminalité organisée, liée notamment au trafic de drogue. Une dizaine de ministres devraient être présents dont ceux de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et de la Justice, Gérald Darmanin. Déjà, pas moins de quatre réunions ont été organisées à ce sujet à l’Élysée, autour de Macron, au cours des deux derniers mois. Et malgré les martiales déclarations de Nuñez sur « sa détermination de gagner la guerre contre le narcotrafic », les règlements de compte sanglants se multiplient dans tout le pays et les narcos continuent d’engranger des bénéfices faramineux. Pour l’instant, la seule réponse qu’a trouvée le gouvernement est d’envoyer des flics sur le terrain. C’est notoirement insuffisant. Car lutter contre la drogue c’est aussi, et surtout, lutter contre la misère dans les quartiers populaires, y rétablir des services publics efficients, prendre en charge et donner des espoirs aux jeunes aussi bien dans les établissements scolaires que dans la rue. Autant de choses que la société est bien incapable de leur offrir.

Le gouvernement envisage la création d’une allocation de solidarité unifiée (AST) qui regrouperait le revenu de solidarité active (RSA), la prime d’activité et l’aide personnalisée au logement (APL), le tout dans un but de simplification et d’économie. Le projet a déjà suscité une levée de boucliers parmi les organisations syndicales mais aussi au Conseil national de l’abitat, qui regroupe les sociétés d’HLM, et au collectif Alerte, formé d’associations de lutte contre la pauvreté. Aujourd’hui c’est au tour du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE) de prendre résolument position contre ce projet. Le CNLE n’est pas un repaire d’affreux gauchistes mais un organe consultatif placé sous l’autorité du Premier ministre. Ses soixante-quatre membres invitent le gouvernement à retirer ce texte qui, s’il était appliqué, ferait près de 4 millions de perdants dont 1,35 million parmi les 20 % des ménages les plus pauvres. Mais rien ne dit que Lecornu tiendra compte de cet avis négatif.

L’entreprise au Bibendum, après avoir récemment décidé la fermeture de deux de ses sites de production (Vannes et Cholet), annonce un « plan de départs volontaires » concernant 1500 employés. Le PDG du groupe justifie cette démarche en prétendant des contraintes insoutenables – fiscalité, coût du travail, « hyper concurrence chinoise » – subies en France où des déficits seraient enregistrés. Les seuls qui paient vraiment et à qui l’on met la pression sont les salariés : on leur promet des mobilités internes, des parcours individualisés à la reconversion. Tout un jargon patronal bien huilé pour masquer la réalité des travailleurs qui seront laissés sur le bas-côté.

Pendant les fortes chaleurs, la SNCF a annoncé des suppressions de trains sur certaines lignes visant à « prévenir les pannes potentielles de climatisation ». Elle motive ces suppressions par le fait que « la conception ancienne des voitures Corail ne leur assure pas la même robustesse que celle des trains plus récents dans certaines conditions météorologiques ». Dans le même temps, les sénateurs proposaient une nouvelle rallonge du budget militaire, afin de le porter à 450 milliards d’euros d’ici 2030 pour commander plus de Rafale et de frégates.

L’Office fédéral allemand de protection de la Constitution vient de publier une brochure recensant certains symboles et images qu’il considère comme associés à « l’antisémitisme ». À côté des accusations de crime rituel et des caricatures antijuives de la période nazie, l’Office fédéral tend à associer à l’antisémitisme des formes de soutien liées à la lutte du peuple palestinien. On trouve parmi ces dernières le slogan « Du fleuve à la mer », pour désigner un futur État palestinien unifié qui engloberait à la fois Israël, la Cisjordanie et Gaza, et « Handala », un petit personnage représenté pieds nus et de dos qui s’affiche sur les murs de Cisjordanie et de Gaza pour symboliser la résilience des Palestiniens. Également pointée du doigt comme « antisémite »… la pastèque, fruit brandi lors de manifestations, notamment en Israël, car il a les mêmes couleurs que le drapeau palestinien (rouge, noir, blanc, vert). On pourrait ajouter à la liste le keffieh, le foulard noir et blanc traditionnel des Palestiniens. Pour l’Office fédéral, tout comme pour le gouvernement allemand et bien d’autres, tout ce qui rappelle de près ou de loin le sort des Palestiniens est forcément antisémite. De l’islamophobie cachée derrière l’antiracisme.

La marque de vêtements de prêt-à-porter pour enfants Okaïdi prévoit de fermer une soixantaine de boutiques dans l’Hexagone (sur un total de 335) et de supprimer jusqu’à 290 postes (sur 2 000 environ). Elle compte actuellement plus de 900 boutiques et 4 500 salariés dans le monde. À l’étranger, elle prévoit la cessation complète de son activité en Pologne, en Allemagne et au Portugal. Elle a été mise en redressement judiciaire en février dernier. Elle n’est que la dernière en date de nombreuses autres entreprises de prêt-à-porter qui ont connu de graves difficultés ces dernières années : IKKS, Camaïeu, Kookaï, Gap France, Pimkie, Comptoir des Cotonniers, Princesse Tam Tam… Cette crise a été fatale pour certaines d’entre elles, liquidées comme Kaporal et Jennyfer. En cause : la concurrence chinoise et la fast fashion mais aussi la perte de pouvoir d’achat des familles modestes. Au total ce sont plusieurs milliers de salariés qui se sont retrouvés sur le carreau.

La Cour des comptes estime que si l’on veut ramener la Sécurité sociale à l’équilibre d’ici 2030, il faudra trouver dix milliards d’euros d’économies ou de nouvelles recettes chaque année. C’est-à-dire six milliards supplémentaires en plus des quatre milliards d’économies déjà prévues par l’exécutif. La Cour suggère « d’élargir le périmètre » des franchises médicales et participations forfaitaires – c’est-à-dire la somme non remboursée sur les consultations médicales, les médicaments, les transports sanitaires et les actes paramédicaux. Or le montant de cette somme non remboursée a déjà doublé en 2024. Les assurés sociaux pourraient ainsi payer une franchise chez le dentiste ou la sage-femme – comme celle payée chez le médecin – ou même sur les prestations des pharmaciens d’officine et sur l’achat de dispositifs médicaux. Autre mesure préconisée : réduire les « hospitalisations inadéquates », notamment les séjours trop longs qui concernent « 30 000 patients en moyenne » quotidiennement dans les établissements publics et privés, par exemple des personnes âgées qui ne trouvent pas de place en Ehpad ou des malades très précaires et isolés n’ayant pas de solution de sortie. Un plan anti-social qui inspirera, soyons en sûrs, les candidats les plus réacs à l’élection présidentielle.