Nos vies valent plus que leurs profits

Une mobilisation à construire de toute urgence

Des populations sont écrasées en ce moment sous les bombes, en Iran et au Liban. Depuis trois ans à Gaza. Depuis plus de quatre ans en Ukraine. Les armes tuent aussi au Congo, au Soudan, avec toujours des populations prises en otage dans des conflits dictés par les appétits des multinationales : pétrole ici, terres rares là-bas, pognon partout.

Trump n’hésite pas à déchaîner la puissance de feu de l’armée américaine, menaçant de détruire toutes les infrastructures iraniennes et, carrément, de faire disparaître la civilisation persane… Il est fou ? Peut-être. Mais ses généraux ne le sont pas. Pas plus que Netanyahou. Ou Merz ou Macron, qui veulent se joindre à ce ballet macabre. La folie, c’est de continuer à croire que le système capitaliste peut assurer un développement harmonieux de l’humanité. Le fonctionnement « ordinaire » du capitalisme, c’est une violence permanente contre les peuples les plus pauvres et, dans les pays riches, contre les classes populaires, c’est la pauvreté du plus grand nombre, et la brutalité des hommes d’armes qui le défendent.
Le 28 mars, aux États-Unis, ils étaient huit millions dans les rues à dire leur refus d’un pouvoir dictatorial – No Kings ! –, mais aussi leur refus de la guerre en Iran. Et il y a eu des centaines de milliers de personnes, de Londres à Madrid, pour dénoncer le génocide à Gaza.

Oui, il faudrait être des millions dans les rues pour dénoncer notre refus de leurs guerres de rapine. Mais les Trump, Netanyahou, Merz ou Macron sont prêts à continuer à mener leur politique malgré une très large impopularité
C’est pour cela qu’iil faudra aller au-delà des manifestations pour s’opposer au militarisme. Les partis, du PS à l’extrême droite, ont voté sans broncher le budget militaire en augmentation constante. Tous glorifient « notre » armée et « nos » armes, jusqu’à Mélenchon qui s’émerveille des prouesses du Rafale de son « ami » Dassault. Il faudra refuser les coupes dans les budgets de l’école, de la santé, des services publics, de tout ce qui sert directement aux classes populaires. Refuser de marcher à leur pas.

Quand le monde du travail reste silencieux, les classes dirigeantes pensent avoir les mains libres pour mener la politique qui leur convient, se lancer dans une concurrence qui débouche sur des guerres commerciales qui mènent à des guerres tout court. En remettant au centre du débat les préoccupations du monde du travail, la lutte contre le chômage et non contre les chômeurs, la lutte contre la dégradation continue des conditions de travail, contre la baisse du pouvoir d’achat, nous pouvons rappeler à tous que, sans nous et notre travail, ils ne sont rien. Et leur foutre une frousse salutaire, seule capable de retenir leur folie meurtrière.

Une mobilisation à construire de toute urgence !

Jean-Jacques Franquier