La Jeune Garde, le collectif antifasciste lyonnais, était visé par un décret de dissolution pris à son encontre en juin 2025 par le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau. Ses responsables avaient interjeté appel devant le Conseil d’État. Ce dernier a estimé que la décision du gouvernement d’alors était « adaptée, nécessaire et proportionnée à la gravité des atteintes portées à l’ordre public ». Une décision qui conforte la droite et l’extrême droite qui avaient applaudi à cette dissolution tout en minimisant la violence des groupuscules fascisants et de leurs soutiens auprès de toute une frange de la classe politique. Alors bien sûr la lutte contre le Rassemblement national et l’extrême-droite ne se résume pas à des combats de rue et nécessite la participation consciente du plus grand nombre possible de travailleurs. Mais criminaliser ceux qui s’opposent physiquement à la violence des nervis fascistes et à leurs idées racistes, xénophobes, masculinistes ou homophobes, ne fait que donner du grain à moudre à ces derniers.