Huit ONG alertent, dans l’édition annuelle de leur rapport, Banking on Climate Chaos, (Parier sur le chaos climatique), sur la hausse de l’investissement des banques mondiales dans le secteur des énergies fossiles. 65 institutions financières ont déboursé près de 782 milliards d’euros en 2025, soit une hausse de 8 % par rapport à l’année précédente. À elles seules, quatre banques françaises – Société générale, Crédit agricole, BNP Paribas et BPCE – ont financé ce secteur à hauteur de 34,2 milliards d’euros. Si trois d’entre elles ont réduit légèrement la voilure, la Société générale a augmenté son soutien financier à la production pétrolière et gazière (+ 29 %) et doublé celui consacré aux centrales à gaz et pipelines. Depuis l’accord de Paris sur le climat de 2015, censé limiter la production de gaz à effet de serre, les plus grandes banques mondiales ont injecté près de 7 800 milliards d’euros dans l’industrie des énergies fossiles pour financer l’extraction de charbon, de pétrole et de gaz. Ce qui n’empêche nullement les mêmes établissements bancaires de se doter de « comités d’éthique » pour amuser la galerie et de s’affirmer partisans résolus du développement durable. Une hypocrisie à deux balles.