
Alors que la campagne raciste bat son plein par rapport aux événements de Ceuta, les habitants de l’enclave rejettent le poison raciste et ceux qui le portent. En effet, l’eurodéputé Alvise Pérez, dirigeant du parti d’extrême droite Salf, qui appelait à une manifestation pour « l’unité patriotique face à l’ennemi envahisseur » est tombé sur un os. C’est la réaction des Ceutiens qui a provoqué l’extraction de ce provocateur par la police, sous les cris de «¡Esto es Ceuta, no Torre-Pacheco!» (Ici, c’est Ceuta, pas Torre-Pacheco !), faisant référence aux évènements de 2025 où des ratonnades avaient été organisées dans la ville espagnole de Torre Pacheco après une campagne de désinformation importante visant les immigrés marocains.
Dans la même journée, c’est Vito Quiles, un pseudo-journaliste et militant du même parti d’extrême droite qui a dû prendre ses jambes à son cou face à une réaction similaire. Déterminés à refouler les politiciens racistes au service de la bourgeoisie, les habitants de Ceuta, dont un certain nombre partagent des liens familiaux avec le Maroc, nous rappellent que contre le poison raciste cherchant à diviser les travailleurs et à mettre à l’écart nos frères et sœurs de classes migrantes, il ne faut rien laisser passer !
Jimmy Vasseur