Lors d’un raid dans la ville de Quabatiya, en Cisjordanie, les soldats israéliens ont tracé des numéros au marker sur les fronts de leurs prisonniers palestiniens. Ces inscriptions en rappellent inévitablement d’autres, de sinistre mémoire : les numéros tatoués par les nazis sur les bras des détenus dans les camps de concentration. Ces méthodes abjectes constituent un pas supplémentaire dans la déshumanisation des Palestiniens. Une déshumanisation qui facilite et banalise les actes de barbarie, comme les tortures, les conditions de détention épouvantables, les exécutions sommaires et les massacres de masse. Ce marquage a tout de même suscité un malaise parmi certains médias et politiciens israéliens, conscients de l’image catastrophique qu’il donne d’un État qui se prétend « le plus moral » du Moyen-Orient. Mais il n’est que la conséquence de l’idéologie suprémaciste et raciste qui considère les Palestiniens comme des sous-hommes et s’est imposée au sein du gouvernement.