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Couvre-feux pour les mineurs : les jeunes des quartiers populaires visés

Des villes dirigées notamment par des maires de droite et d’extrême droite, comme Liévin (Nord), Houdain (Pas-de-Calais), Béziers (Hérault), Triel-sur-Seine (Yvelines), Viry-Châtillon (Essonne), ou Limoges (Haute-Vienne) ont pris des arrêtés instaurant un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés qui s’étend en général de 22 heures à 6 heures du matin. Cette mesure est souvent accompagnée d’autres comme l’interdiction de regroupement, restrictions d’accès dans les parcs et autres lieux publics. Certains tribunaux administratifs, comme ceux de Lille et de Lyon, les ont déjà suspendues les estimant ni « adaptées », ni « nécessaires », ni « proportionnées ». Aussitôt des organisations de défense des droits humains, dont la Ligue des droits de l’homme, sont montées au créneau pour dénoncer une mesure discriminatoire qui prive du droit de libre circulation toute une tranche d’âge et vise, dans la pratique, les jeunes des quartiers populaires. Qu’importe. Tout est bon pour ces maires pour flatter les sentiments les plus réactionnaires de leurs administrés.