Trois syndicats d’hôtesses et stewards de la filiale française de la compagnie aérienne britannique à bas prix EasyJet ont déposé un préavis de grève du 7 août au 2 septembre pour dénoncer des conditions de travail toujours plus dégradées et l’absence de réponses de la direction. Ils mettent notamment en cause « l’instabilité chronique des plannings, changements de dernière minute, trippings imposés (enchaînement de vols sur plusieurs jours), rotations particulièrement pénalisantes et absence totale de mesures protectrices ». Ils reprochent aussi à la direction, qu’ils alertent « depuis près d’un an », d’être restée sourde à leurs revendications. EasyJet, qui est la deuxième compagnie low cost du continent européen, vient juste d’être rachetée pour 6,7 milliards d’euros par le fonds d’investissement américain Apollo Global Management. Rachat approuvé à l’unanimité par le conseil d’administration et les actionnaires qui s’estiment gagnants. Les salariés c’est nettement moins sûr.