Le président américain s’est encore lancé dans une campagne contre la vaccination des enfants en faisant à nouveau le lien entre cette dernière et l’autisme, faisant fi encore une fois des consensus scientifiques sur le sujet qui nient l’existence de tout lien de cause à effet entre les deux. Depuis son bureau de la Maison Blanche, et en présence de son ministre de la Santé, le très rétrograde Robert F. Kennedy, il a déclaré sans apporter ne serait que l’ombre d’une preuve pour étayer ses propos : « Il y a des décennies, les enfants ne recevaient qu’une petite fraction des vaccins demandés aujourd’hui. À l’époque les gens étaient en bien meilleure santé et, bien sûr, le taux élevé d’autisme que nous voyons aujourd’hui n’existait pas ». Depuis sa nomination comme ministre de la Santé, Robert Kennedy a initié un large réexamen des vaccins, dont certains utilisés depuis des décennies, remanié le calendrier des vaccinations pédiatriques et coupé des financements au développement de nouveaux vaccins, autant de mesures vivement condamnées par la communauté médicale et scientifique, notamment l’Académie américaine de pédiatrie. Conséquence de cette politique anti-vax : depuis des mois le pays connaît sa pire épidémie de rougeole depuis 35 ans, une maladie qui avait été officiellement éradiquée en l’an 2000.