Accusé d’« incitation à la violence », de promouvoir « l’annexion de la Cisjordanie » et « la recolonisation de Gaza », Bezalel Smotrich, le ministre des Finances israélien, est désormais interdit d’accès au territoire français, a annoncé Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères. En mai dernier, c’est son collègue de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, qui s’était vu infliger la même sanction. Ces mesures sont largement un écran de fumée pour cacher le fait que c’est l’ensemble du gouvernement d’Israël, et une bonne partie de sa classe politique, qui prônent une telle politique raciste, xénophobe et suprémaciste. Mais pas question pour la France et d’autres pays qui ont pris des décisions similaires (Norvège, Royaume-Uni, Canada, Nouvelle-Zélande…) de mettre au banc des accusés Netanyahou et sa clique dont ils continuent de cautionner dans les faits la politique.