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Syndicats aux TCL : drôle de ligne droite

En arrivant à la tête de la métropole lyonnaise en mars dernier, la droite a pris les commandes de l’autorité organisatrice du réseau de transports, le Sytral. Et en guise d’accueil favorable, les syndicats FO du mode lourd et CGT du bus se sont fendus de sorties pour le moins douteuses.

Côté FO mode lourd, un courrier a été envoyé fin mai au Sytral pour demander un avenant au contrat qui lie ce dernier à l’exploitant du réseau, une filiale de la RATP. « Les équilibres économiques et sociaux ne sont pas forcément favorables, ni pour l’exploitant, ni de fait pour les salariés » peut-on y lire. Manière d’excuser la RATP qui a accordé moins de 1 % d’augmentation cette année, avec l’aval de FO…

Mais cette invitation à un prétendu « dialogue social exigeant » reflète aussi la colère d’une partie des travailleurs du réseau contre la politique d’allotissement menée par la gauche entre 2020 et 2026 et les illusions nourries à l’égard de la droite.

Sarselli, présidente du Sytral, entend surfer sur les illusions notamment sécuritaires. Comme première mesure, elle veut créer une police des transports et a obtenu le soutien public de la CGT du bus. Pourtant, jamais des flics n’empêcheront les violences à bord des véhicules. Plutôt que de céder aux réflexes répressifs, il est possible de défendre un programme de prévention des risques : plus d’agents de médiation à bord, rendre les transports gratuits, etc. Mais cela supposerait de sortir de la collusion avec les directions d’entreprise ou avec des politiciens bien réactionnaires.

Leny Bolzen