À l’appel des neuf organisations de leur intersyndicale, les pompiers professionnels ont observé une grève hier jeudi, largement symbolique puisqu’ils avaient été réquisitionnés à l’avance. Ce qui n‘empêche que le mécontentement est palpable dans les casernes de ceux qui sont officiellement les agents des services départementaux d’incendie et de secours (Sdis). Et ce n’est pas la pommade que leur ont passée Macron et Lecornu après les incendies monstres de juillet – les présentant comme des « héros » et vantant leur « abnégation », leur « courage » et leur « dévouement » – qui ont suffi à calmer les esprits. Ils dénoncent le manque de moyens en matériel et en hommes (notamment en sapeurs pompiers professionnels), les manquements à leur sécurité et le peu de cas que l’on fait de leur santé. Par exemple, actuellement, les appareils respiratoires contre les fumées dont ils sont équipés ont une autonomie de vingt minutes et pèsent 16 kg. Impossibles à utiliser dans les feux de forêt. On les dote donc de cagoules peu filtrantes ou de masques qui n’arrêtent pas le monoxyde de carbone. D’où la multiplication des maladies pulmonaires. Et, à la base de tout cela, il y a le manque de financement pérenne de l’État pour la sécurité civile qui laisse largement les départements se débrouiller comme ils peuvent. Nous soutenons leur combat.