« Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans la rue, dans les bois. » Cette martiale déclaration, faite en juillet 2017 par Macron tout juste élu à l’Élysée, concernait aussi bien les migrants que les SDF. Cette année-là le collectif Les Morts dans la rue recensait 511 personnes décédées de froid, de faim, de maladies ou de mauvais traitements. Neuf ans plus tard, alors que son second quinquennat arrive à son terme, le bilan de Macron est catastrophique. Le même collectif vient de publier son rapport pour l’année 2025 : 929 morts, soit une hausse de 82 %. Parmi ces victimes, le nombre de mineurs progresse et celui des femmes a presque doublé. Encore une « grande cause nationale » qui tourne en eau de boudin.