Nos vies valent plus que leurs profits

Non au militarisme ! À bas l’armée !

Un rapport du Fonds monétaire international (FMI), publié à l’occasion de la réunion de l’organisation qui débute à Washington le 13 avril, dresse ce constat glaçant : « Le nombre de conflits actifs a récemment bondi et a atteint un niveau inédit depuis la fin de la seconde guerre mondiale », précisant que « près de 45 % de la population mondiale vit dans des pays touchés par des conflits ou des guerres civiles ».

En Allemagne, la loi instituant un service militaire décidée par le gouvernement Merz implique que tous les hommes de 17 à 45 ans sont supposés demander l’autorisation à l’armée avant de quitter l’Allemagne pour une durée supérieure à trois mois. En France, le service militaire, pour l’instant volontaire, annoncé par Macron devrait rentrer en vigueur cet été et serait rémunéré dans le but d’attirer les enfants des classes populaires, même si le pécule promis est plutôt maigre – 800 euros brut…

Mais ces mesures en accompagnent d’autres, pas du tout symboliques, et qui justifient les craintes exprimées par les jeunes dans les manifestations en Allemagne. Le précédent gouvernement allemand avait décidé en 2025 de rallonger de 100 milliards les 100 milliards attribuée à l’armée en 2022 pour en faire rapidement la première d’Europe. En France, au-delà d’une rallonge immédiate de 8,5 milliards d’euros, Macron veut obtenir une rallonge de 36 milliards d’ici 2030. Bien sûr, on reste loin des 200 milliards de dollars demandés immédiatement au Congrès américain par le Pentagone, pour atteindre en 2027 la somme hallucinante de 1 500 milliards de dollars – respectivement 170 et 1 275 milliards d’euros.

Les bruits de botte s’amplifient dans le monde, et les discours des dirigeants visent à créer un climat de mobilisation nationale, en même temps qu’à arroser les industriels de l’armement, au détriment des services publics nécessaires aux classes populaires. Au détriment aussi des droits des travailleurs des entreprises travaillant pour l’armement, qu’ils y soient personnellement affectés ou non, comme le montre notre article sur Renault et Airbus dans notre rubrique « Premières lignes ». Ce serait un comble que ce soit le pape Léon XIV qui ait le monopole de la dénonciation du militarisme ! Nous devons refuser en bloc de nous laisser entraîner sur la voie que dégagent les dirigeants des puissances impérialistes !

J.-J. F.