Le président Kaïs Saïed vient de procéder à un vaste purge ministérielle sans donner d’explications. Dix-neuf ministres ont été limogés dont ceux des Affaires étrangères et de la Défense, ainsi que trois secrétaires d’État. Déjà, le mois dernier, il s’était débarrassé de son Premier ministre. Élu en 2019, il s’est approprié tous les pouvoirs lors d’un coup de force le 25 juillet 2021. En vue des élections présidentielles du 25 octobre prochain, auxquelles il se représente pour un second mandat, il fait le vide autour de lui. Il a fait poursuivre en justice, condamner et emprisonner au moins huit candidats potentiels qui risquaient de lui faire de l’ombre en les empêchant, de facto, de se présenter. Si avec toutes ces mesures répressives il n’est pas réélu haut la main, c’est que vraiment il n’a pas la baraka.