Selon une étude que vient de publier la Fédération française des banques alimentaires (79 banques qui fournissent 5 700 associations et centres communaux d’action sociale) 71 % de leurs bénéficiaires déclarent au moins un problème de santé. En cause : la flambée des prix, qui impose restrictions et privations à une part croissante de la population. L’aide alimentaire, qui s’adresse aux personnes en grande difficulté financière et en situation de précarité, a vu le nombre de ses bénéficiaires augmenter de près de 30 % en trois ans et s’adresse aujourd’hui à 2,6 millions de personnes. 25 % des personnes aidées sont en surpoids ou obésité et 16 % souffrent de diabète. Conséquence directe de la hausse des prix sur les produits de première nécessité, notamment alimentaires : un nombre croissant de personnes sont malades en raison de restrictions alimentaires. Pas question pour elles de « manger cinq fruits ou légumes par jour », comme nous le rabâchent les campagnes officielles, car elles n’en ont pas les moyens.