La proposition de François Bayrou d’organiser un référendum sur « un plan d’ensemble » de réduction des déficits publics a provoqué un énorme éclat de rire dans la classe politique et bien au-delà. D’une part parce que l’initiative d’un tel référendum revient au président de la République et d’autre part parce les textes législatifs en vigueur ne le permettent pas. Mais on peut s’interroger pourquoi cette volonté de demander son avis au bon peuple ne s’exprime jamais pour savoir ce qu’il pense du report à 64 ans de l’âge de la retraite, des sacrifices demandés aux retraités ou aux demandeurs d’emplois, ou des coupes claires pratiquées dans les budgets la santé ou de l’éducation. Une conception très particulière de la démocratie.