24 556 familles ont été expulsées de leur domicile en 2024, une hausse de 29 % sur l’année précédente et de 51,5 % par rapport à 2019, a annoncé le ministère du Logement. 71 % des personnes concernées souffrent de problèmes physiques ou psychologiques. Cette progression dramatique est liée, en partie, à la loi Kasbarian-Bergé votée en 2023 qui, sous prétexte de lutter contre « les squatteurs », facilite les expulsions des familles qui ne parviennent plus à payer leur loyer. Cette loi scélérate a également alourdi les peines encourues pour les personnes occupant des logements de « façon illicite », et prévoit jusqu’à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende pour les personnes et familles qui, faute d’hébergement d’urgence, se mettent à l’abri dans des logements inhabités. Là encore, malheur aux pauvres ! Il est plus que temps de réquisitionner tous les logements vacants et de les attribuer à celles et ceux qui en ont le plus besoin.