Depuis le 5 mai, ce sont onze communes du Haut-Rhin où la consommation d’eau est interdite en raison d’une contamination aux PFAS. Cette fois ils proviennent de mousses anti-incendie utilisées sur les pistes de l’aéroport de Bâle-Mulhouse. Les débats sont lancés sur la réglementation, le traitement de l’eau et qui paiera la facture. Mais la directive européenne programmée pour 2026 ne prévoit l’analyse que de 20 molécules dans l’eau. Or il en existe plus de 10 000, utilisées massivement depuis les années 1940 ! Ce n’est qu’en coupant le robinet à la source (études de toxicité systématiques et interdiction des molécules) que pourrait venir le commencement d’une solution. Mais pour cela il faudrait revoir le mode de production de toute l’industrie pétrochimique. Pendant ce temps, les majors de l’eau placent leurs billes en proposant leurs solutions « innovantes » en se présentant comme des chevaliers (vert ou rouge) de l’écologie. Les vendeurs d’eau en bouteille, quant à eux, comptent déjà les billets.
… d’après le bulletin Suez La Défense