Emmanuel Macron, à la manœuvre avec Bruno Retailleau, a présidé un Conseil de défense et de sécurité nationale consacré à « l’entrisme » des Frères musulmans dans la société. Cette supposée menace toucherait, selon le rapport officiel publié à cette occasion, « 7 % des 2800 lieux de culte musulman répertoriés ». Ce qui n’empêche pas Retailleau d’affirmer sans rire, et en reprenant le vocabulaire de l’extrême droite, que cela constitue « une menace très claire vis-à-vis de la République, une menace sur la cohésion nationale » voire « de submersion dont l’objectif ultime est de faire basculer toute la société française dans la charia ». Pour ne pas être en reste, Gabriel Attal, chef du parti macroniste Renaissance, a affirmé de son côté que sa formation allait défendre l’interdiction du port du voile dans les lieux publics pour les mineures de moins de 15 ans. Taper un jour sur les immigrés, le lendemain sur les musulmans et le surlendemain sur les deux est devenu une pratique courante de la droite qui pique désormais sans vergogne les idées nauséabondes des Le Pen, Bardella et autre Zemmour.