Microsoft vient de licencier quatre de ses salariés qui avaient participé, il y a quelques jours, à l’occupation du siège de la société, à Redmond, dans l’État de Washington, pour dénoncer les liens de l’entreprise avec l’armée israélienne. Microsoft a en effet signé plusieurs contrats avec les forces armées de Netanyahou en les faisant profiter de sa technologie pour stocker des données concernant des civils palestiniens qui servent ensuite de cibles. Azure, la plateforme de cloud de Microsoft, héberge des fichiers audio contenant des millions d’appels téléphoniques passés par des Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie. Ces renseignements sont ensuite utilisés pour planifier des attaques aériennes meurtrières et mener des opérations militaires. Anna Hattle, une des salariées licenciées, a déclaré : « Nous sommes ici parce que Microsoft continue de fournir à l’État hébreu les outils dont il a besoin pour commettre un génocide tout en manipulant et en détournant ses propres travailleurs sur cette réalité. » Elle et ses camarades font partie d’un groupe « No Azure for Apartheid » (Pas d’Azure pour l’apartheid) qui dénonce depuis des semaines les liens entre l’armée sioniste et la multinationale américaine.