Trois associations, la Cimade, le Secours catholique-Caritas France et la Fédération des centres sociaux et socioculturels ont déposé un recours en référé devant le tribunal administratif contre l’Office français de l’immigration et de l’intégration. Ils souhaitent obtenir la suspension du dispositif de formation linguistique en ligne qui conditionne le droit au séjour. En effet, dans sa campagne contre les étrangers en général, et les migrants en particulier, Retailleau a durci par décret le niveau de langue requis pour obtenir une carte de séjour pluriannuelle. Mais dans le même temps il a supprimé les cours de français langue étrangère dispensés par des enseignants et des accompagnants. Désormais les cours, obligatoires pour atteindre le niveau requis, se déroulent derrière un écran, via une plateforme numérique, et les exercices sont dispensés et corrigés par une intelligence artificielle. De là à multiplier les risques d’échec, il n’y a qu’un pas que Retailleau a allègrement franchi. Il n’est plus à une saloperie près.