Dans un rapport qu’elle vient de publier, l’Alliance climatique et sociale, qui regroupe les ONG Greenpeace, Oxfam, les syndicats CGT Éducation et Snes-FSU, réclame un plan de rénovation des établissements scolaires de cinq milliards d’euros par an pendant dix ans. Froid glacial en hiver, fournaise en été, pluie qui goutte du plafond… 20 à 30 % des bâtiments scolaires sont « vétustes » et « inadaptés » aux événements climatiques extrêmes comme les orages violents qui ont perturbé la rentrée, ou les canicules de cet été qui ont vu fermer 2 000 établissements début juillet, note le texte. Il demande aussi la création d’un observatoire du bâti scolaire pour dresser un constat « établissement par établissement », et un protocole « clair et à la hauteur » à appliquer lors de canicules ou autres événements climatiques. Le gouvernement avait lancé en 2023 un plan de rénovation énergétique du bâti scolaire, « EduRenov », qui devait permettre de financer deux milliards d’euros de travaux d’ici 2027 dans 10 000 établissements. En fait seuls 3 000 établissements ont été rénovés en deux ans – sur plus de 58 000 au total – et pour des travaux qui sont parfois très partiels. Ce qui est notoirement insuffisant. Comme disait le vieux slogan toujours d’actualité : « De l’argent pour l’école, pas pour les monopoles ».