Depuis 40 ans le régime dit « de catastrophes naturelles » permet à l’État de prendre en charge et de couvrir totalement ou partiellement les dégâts dus essentiellement aux inondations, aux sécheresses et aux vents cycloniques. Mais face au dérèglement climatique qui s’aggrave et à leur multiplication, la Cour des comptes vient de tirer la sonnette d’alarme. Sans nier « l’efficacité indéniable » d’un système qui « garantit aux assurés une indemnisation rapide », la Cour, dans sa grande sagesse, estime que les coûts financiers deviennent trop élevés et propose donc que l’État se désengage. Les catastrophes considérées désormais comme « banales » seraient alors couvertes par les seules assurances privées classiques, « avec un risque de primes plus élevées dans les zones les plus exposées aux catastrophes naturelles » et un éventuel « retrait des assureurs ». Les sinistrés seraient donc livrés à eux-mêmes. Un nouvel exemple de la solidarité nationale à la mode macroniste.