Mercredi 22 avril, la France et la Grande-Bretagne ont conclu un nouvel accord pour réprimer les migrants qui tentent de traverser la Manche. On se souvient qu’en juillet dernier, des vidéos avaient montré des gendarmes percer à coups de couteau des canots de migrants près de Calais, ou encore tirant aux grenades lacrymogènes sur ces mêmes embarcations. Selon la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Premar), au moins 25 personnes sont mortes en 2025 en tentant de traverser la Manche.
Mais cela n’est pas encore assez pour Keir Starmer, le Premier ministre britannique. Ce « travailliste » (équivalent du PS français) a déclaré vouloir « reprendre le contrôle des frontières » – une rhétorique digne de la pire extrême droite. L’été dernier déjà, un accord dit « un pour un » avait été signé avec la France, qui mettait en place un ignoble « deal » raciste : pour chaque personne renvoyée dans l’Hexagone pour une entrée illégale sur le territoire britannique, le Royaume-Uni s’engageait à accueillir un demandeur d’asile… Le nouvel accord conclu il y a quelques jours prévoit d’accroître encore de moitié les forces de l’ordre stationnées sur la Manche, et la création d’une unité de CRS entièrement consacrée à la « lutte contre l’immigration clandestine ». Elle disposera de drones, d’hélicoptères, de capteurs électroniques… Tout cela pour la coquette somme de 760 millions d’euros.
Que ce soit de ce côté de la mer, avec un gouvernement de droite, ou de l’autre, avec un gouvernement « de gauche », nous devons dénoncer cette politique raciste de criminalisation des migrants, et exiger la liberté de circulation.
Aurélien Pérenna