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Semaine des menaces à Stellantis : un site à fermer et quatre à vendre en Europe !

Fin avril, l’agence économique Bloomberg a révélé que Stellantis était en discussion avec le constructeur chinois Dongfeng pour lui vendre ou partager quatre sites d’assemblage européens (Rennes, Madrid, Cassino en Italie centrale, et un autre site inconnu, peut-être en Allemagne).

Ventes ou partenariats : méthode à la mode pour faire des économies. Leapmotor, un allié chinois de Stellantis, a déjà produit des voitures chez Stellantis en Pologne et en produira à Saragosse. Le Chinois Chery va lancer sa production dans une ancienne usine Nissan de Barcelone. Xpeng produit déjà en Autriche chez un équipementier, Magna, bientôt rejoint par un autre Chinois, GAC. Volkswagen réfléchit à faire produire des modèles chinois dans ses usines allemandes. Les constructeurs chinois sont intéressés par des achats de sites ou alliances pour contourner les droits de douanes et pénétrer les marchés.

Les salariés ont raison d’être inquiets, non pas de la nationalité de leur patron, mais des tractations dans leurs dos et forcément contre eux : vente à la découpe ou partenariats menaceraient emplois et acquis. La nationalité du patron n’a jamais protégé ni de l’exploitation, ni des licenciements, qu’ils soient français ou étrangers. Mais face à cette attaque internationale, les discussions pour une riposte devraient l’être tout autant : entre salariés allemands, italiens, espagnols, français et… chinois !

Hersh Ray