Face à l’augmentation des « violences visant les infrastructures, les moyens de transport et le personnel de santé » lors des conflits, les dirigeants de l’Organisation mondiale de la santé, du Comité international de la Croix-Rouge et de Médecins sans frontières ont dénoncé, dans une déclaration commune, « un échec de la volonté politique » et lancé un « appel urgent à l’action ». Les maux que dénoncent ces organisations sont bien réels et que ce soit en Ukraine, au Liban, à Gaza, en Iran ou ailleurs dans le monde on ne compte plus le nombre de médecins, d’infirmières, d’humanitaires pris pour cibles, les hôpitaux détruits ou endommagés, les ambulances détruites par les missiles, etc. Il y a déjà dix ans, dans une déclaration commune, le Conseil de sécurité des Nations unies avait adopté à l’unanimité la résolution 2286 qui condamnait les attaques et les menaces visant les blessés et les malades, le personnel médical, les hôpitaux ainsi que les autres installations civiles. Une résolution sans lendemain car aujourd’hui la situation est bien pire qu’en 2016. Ce sont en priorité les plus grandes puissances du monde qui se livrent à ces massacres, les États-Unis et leurs alliés d’une part, la Russie de l’autre. Demander à ces gens-là d’agir pour les faire cesser est un coup d’épée dans l’eau.