Dans le cadre de la crise qui, depuis des années, touche le périscolaire parisien, un animateur de 47 ans comparaît en correctionnelle. On lui reproche du harcèlement sexuel sur neuf fillettes et des agressions sexuelles sur trois d’entre elles. L’agent avait été suspendu en octobre 2024 et placé sous contrôle judiciaire. Depuis le début 2026, 78 agents de la ville ont été sanctionnés dans les écoles parisiennes, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. Le nouveau maire, Emmanuel Grégoire, a affirmé que lutter contre ce fléau était pour lui « une priorité absolue ». Fort bien. Mais il faut noter qu’il n’a pas fait grand-chose lorsqu’il était Premier adjoint d’Anne Hidalgo. Les 14 000 animateurs parisiens sont, dans leur grande majorité, des vacataires payés au lance-pierre. Et depuis longtemps les syndicats et parents d’élèves demandent des mesures, notamment financières, pour professionnaliser une filière largement précarisée, un meilleur contrôle du recrutement et la création d’équipes mixtes.