
12 000, c’est le nombre de postes déjà supprimés dans le secteur associatif en France, sans compter les structures en cours de liquidation judiciaire à l’image de la Sauvegarde de l’adolescence dans le Tarn ou encore celle du plan de redressement mis en œuvre pour les établissements de la fondation de la Croix Saint-Simon.
Si les conséquences sont dramatiques pour les personnes accueillies par ces associations ce sont aussi plusieurs centaines de travailleurs qui perdent leur emploi alors que 30 000 postes sont à ce jour vacants.
Face à tout ça, les batailles se multiplient : dans le Tarn pour préserver les postes, dans les centres de formation de Marseille et Toulouse pour les conditions de travail, etc. Le début 2026 a été marqué par la victoire des éducateurs de rue de Loire-Atlantique après trois mois de grève reconductible. Les collègues se lèvent aussi contre la répression comme à Grenoble en avril, ou en Haute-Vienne. La CGT de l’Association des paralysés de France appelle à la grève prochainement contre son employeur. Autant de batailles qui auraient mérité une unité d’action.
Le 26 mai prochain, l’intersyndicale du secteur appelle à la grève sans la CGT suite aux accords signés entre la CFDT et le patronat. Celui-là même qui organise le démantèlement du secteur et bloque toute négociation sur les salaires au profit du passage en force de son projet de convention collective unique.
Reste aux travailleurs du social de se saisir de l’arme de la grève pour défendre leurs revendications C’est l’objectif de la commission de mobilisation du travail social IDF, construire la grève dans tous les services et toutes les structures, de converger pour défendre collectivement tant les conditions de travail que d’accompagnement.
12 mai 2026, Alba Iraultza