
Née en 2017 sous le patronage d’EDF (80 %) et de Framatome (20 %), Edvance est une entreprise d’ingénierie, en charge du design global des nouvelles centrales (Hinkley Point C en Angleterre, Flamanville 3 et le projet EPR2 en France), qui a servi de grand centre de formation à bas coût. Dans le contexte international de relance du nucléaire, il était plus rentable pour les deux sociétés mères de créer une entreprise où les salariés n’avaient ni les grilles de salaire, ni les avantages d’EDF ou de Framatome.
Au sein d’Edvance, ce sont des salariés d’EDF ou de Framatome mis à disposition qui occupent tous les postes importants, les « petites mains » sont réparties entre salariés d’Edvance et prestataires. Or le rythme de recrutement, en chute depuis quelque temps, laisse dubitatif quant à la pérennité de l’entreprise. Dans ce contexte, l’annonce récente du projet « Évolution », consistant à rapatrier une partie du projet EPR2 chez Framatome, alors que les projets en Angleterre et à Flamanville touchent à leur fin, ne peut qu’apparaitre comme un pas de plus vers la liquidation complète d’Edvance.
Au vu des profits record du secteur, il y a de quoi soulever la colère des 4000 salariés qui ne sont employés ni par Framatome ni par EDF et sont menacés de faire les frais de l’opération.
Correspondant