Le réalisateur Asghar Farhadin, qui présente au festival son film Histoires parallèles, a dénoncé lors d’une conférence de presse tout à la fois la mort d’Iraniens innocents dans les frappes des États-Unis et d’Israël contre son pays au même titre que les exécutions perpétrées par la république islamique. Il a déclaré s’être rendu à Téhéran la semaine dernière et porter encore en lui « les stigmates et l’impact » de deux événements « extrêmement douloureux qui ne seront jamais oubliés » à savoir « la mort de nombreux innocents, des enfants, des civils décédés pendant l’attaque qu’a subie l’Iran ». Et avant cette guerre, « la mort de nombreux manifestants, des personnes descendues dans la rue qui étaient toutes aussi innocentes ». Et de conclure : « Tout meurtre est un crime. Je ne peux d’aucun point de vue, sous aucune justification, accepter que la vie soit ôtée à un être humain, que ce soit dans une guerre, des exécutions ou dans un massacre de manifestants. » Farhadi a toujours été une voix d’opposition au régime iranien. Il a publiquement soutenu les manifestations de masse contre le gouvernement en 2025 et 2026, et refuse de tourner à nouveau dans son pays tant que la censure impose aux femmes d’apparaître voilées à l’écran.