La France est le pays européen qui délivre le plus d’obligations de quitter le territoire à l’égard des migrants et des réfugiés de toutes sortes. Chaque année, entre 130 000 et 150 000 personnes sont visées par ces mesures, même si, dans la pratique, elles sont moins à être mises en œuvre et exécutées faute d’accord avec les autres pays. Mais, lorsqu’elles le sont, elles peuvent tuer. C’est ce qui est arrivé à Ruben Torres, un Hondurien de 37 ans, qui, menacé par des gangs, était venu trouver refuge auprès de son frère, à Bordeaux. Sa demande d’asile fut refusée par L’Office français de protection des réfugiés et apatrides. Il fut donc renvoyé au Honduras… et abattu quelques jours après son retour. Ce n’est pas un cas isolé. Alors que la droite et l’extrême droite veulent toujours durcir un peu plus leur politique anti-migrants, les phénomènes migratoires ne cessent de s’amplifier. L’an dernier, à travers le monde, plus de 82 millions de personnes ont fui leur domicile, dont 32,3 millions du fait des guerres et des conflits de toutes sortes. Les réexpédier de force vers leur pays d’origine, c’est parfois les envoyer à la mort.