Neuf travailleuses d’un salon de coiffure et de beauté afro situé boulevard de Strasbourg, dans le 10e arrondissement, ont été finalement régularisées par la préfecture de police après une grève avec occupation qui avait commencé le 3 mars dernier. Elles se battaient d’abord pour obtenir un titre de séjour mais également pour toucher des arriérés de salaires qui leur étaient – et leur sont toujours – dûs. Les autorités ont considéré qu’elles étaient « des victimes potentielles de traite des êtres humains ». Une victoire qui ne peut qu’inciter d’autres travailleurs sans papiers à suivre le même chemin, celui de la lutte.