Le chancelier Merz et le président Macron se sont entendus pour « ne plus poursuivre la construction d’un avion de combat commun » et enterrer le projet Scaf (système de combat aérien du futur) qui comprenait non seulement un aéronef mais aussi des drones reliés entre eux par un système de communication numérique. Lancé en 2017 par Macron et Angela Merkel, rejoint ensuite par l’Espagne, le Scaf devait montrer au monde entier l’indépendance, la puissance et la maîtrise technologique de l’Europe en matière de production d’armement, face notamment aux États-Unis. C’est tout vu. Mais dès l’origine, les industriels qui devaient collaborer au projet, principalement Airbus côté germano-espagnol et Dassault côté français, n’ont cessé de se tirer dans les pattes, chacun voulant s’assurer la maîtrise d’ouvrage de l’ensemble. Ce qui a finalement conduit à l’abandon du projet mais surtout montré la féroce compétition que se livrent les capitalistes entre eux, en Europe comme ailleurs.