
Ce n’est pas dans la rubrique « culture » de notre journal qu’on lira une critique de la BD de François Ruffin, Picardie splendor, parue le 7 mai. Car celle-ci n’en relève pas : elle serait plutôt à classer dans celle des « daubes ». Avec des torses bombés de super-égo pour un Ruffin omniprésent, délivrant des messages paternalistes, nationalistes et racistes, l’effort pour aller au bout de la lecture est quasi héroïque. S’il ne se décrit pas en train de guérir le cancer par imposition des mains, ça doit être parce qu’il n’y a pas pensé. Devant le tollé provoqué par cette « œuvre », parfois comparée pour sa condescendance et son racisme à Tintin au Congo, son « héros » a reculé piteusement en reconnaissant que certaines images « peuvent blesser ». Pardi !
Mais le 29 avril dernier déjà, Ruffin, désormais en lice pour la présidentielle, déclarait qu’il « était contre l’immigration de travail ». La réalité de son programme n’a rien à envier à son « œuvre de fiction »…
MD et MG