L’administration Trump a décidé d’inculper l’ex-président cubain, et frère de feu Fidel Castro, Raúl Castro, aujourd’hui âgé de 95 ans. Cela fait suite aux déclarations de Trump, annonçant son intention de s’emparer militairement de Cuba. L’impérialisme américain et Trump n’ont aucune leçon à donner à quiconque dans le monde, surtout après avoir imposé à l’île et sa population un blocus criminel.
Des montagnes de détritus s’accumulent sur les trottoir des villes, favorisant la propagation de maladies – chikungunya, dengue, hépatites virales –, et les hôpitaux, privés d’électricité, ne peuvent plus ni faire face, ni soigner les malades chroniques. Un communiqué d’experts de l’ONU du 7 mai dernier affirmait : « Le manque de carburant paralyse le fonctionnement des services essentiels nécessaires à une vie digne [aggravant] les effets déjà sévères de l’embargo américain imposé à Cuba depuis des décennies. »
Ce blocus renforcé de Cuba a été décidé par l’administration Trump au lendemain de l’enlèvement du dirigeant vénézuélien, Nicolás Maduro – la quasi-totalité du pétrole qui parvenait à Cuba provenait du Venezuela.
Comme en Iran – dont les classes populaires sont aussi soumises au rationnement dû au blocus américain et à la répression du régime, en plus de vivre sous la menace des bombes –, c’est la population qui trinque. Cuba vit sous embargo américain depuis 1962, pour avoir osé tenir tête à l’impérialisme américain dans sa chasse gardée latino-américaine. Aujourd’hui, Trump étrangle encore, avec la complicité tacite des impérialismes occidentaux : la compagnie française CGA-CGM, numéro 3 mondial du transport maritime, a cessé toute desserte de Cuba pour obéir aux injonctions de Trump.
C’est à la population cubaine de décider de son sort et des dirigeants qu’elle souhaite se donner, non aux dirigeants impérialistes. C’est notre devoir d’exprimer à son égard, ici, une solidarité internationaliste et de classe !
J.-J. F.