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Metz : l’écologie, le caillou dans la chaussure… du ministère de l’Écologie

La venue des DRH des ministères de la Transition écologique et de l’Aménagement du territoire a été accueillie ce jeudi 21 mai à la nouvelle cité administrative Polygone de Metz par des salariés en grève.

De la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) et de la DDT (Direction départementale des territoires), ils tirent le même constat : « Le ministère nous fait jouer à Achille et la tortue », nous confie une gréviste ; depuis qu’il n’est plus possible de poser une option sur les postes avant qu’ils soient vacants, les équipes sont contraintes de travailler avec 70 voire 50 % de leur effectif la moitié de l’année. Résultat, des postes non pourvus pendant dix à douze mois, une aubaine pour le gouvernement.

« On est censé bosser pour le ministère de l’Écologie, mais face aux logiques d’investissement, de rentabilité… l’écologie est en fait considérée comme un obstacle par la direction », s’agace un autre gréviste, évoquant dans la foulée le budget de la Défense encore rallongé de 36 milliards d’euros.

Le gouvernement sous-traite alors une partie de ses missions, celle de l’inspection de la qualité de l’eau potable notamment, à des compagnies privées, elles-mêmes chargées du contrôle de leur activité ! « On est obligé de repasser derrière, et souvent, on fait bien… », continue le même salarié.

Autre conséquence, une ambiance tendue au sein des équipes et avec la hiérarchie, qui est même venue à bout de plusieurs chefs de service aujourd’hui démissionnaires. Le regroupement des services dans cette nouvelle cité administrative a permis aux équipes syndicales d’échanger plus facilement. Elles ont ainsi, avant même l’ouverture du site, obtenu la création d’une cantine pour tous les agents sur place !

À la fin du rassemblement, une petite délégation part pour le Lidl d’Ogy-Montoy-Flanville, où une grève illimitée accueille cette fois le ministre du Travail. La firme, affichant fièrement 16 milliards de bénéfice annuel, s’apprête pourtant à supprimer près de 550 emplois, soit plus d’1 % de sa masse salariale. Face aux patrons et au gouvernement, nous aussi, travailleurs et travailleuses, faisons front pour refuser les fermetures de postes et les licenciements !

Benjamin Palka