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L’Unef Nanterre en procès pour avoir dénoncé la sélection sociale et raciste à l’université !

 

 

Mardi 2 juin, Coppélia, présidente de l’Unef Nanterre, passera au tribunal pour une audience de fixation de son procès. La présidente de l’université Paris Nanterre porte plainte pour diffamation contre l’Unef Nanterre, dont Coppélia est la représentante, suite à sa campagne d’affichage qui dénonçait la politique raciste et de tri social à la fac.

Cette affiche s’inscrit dans la campagne des sans-facs, qui exige des inscriptions auprès de la présidence. Ce n’est pas par hasard si ce sont en premier lieu les enfants de travailleurs et de travailleuses, des jeunes des quartiers populaires, issus de l’immigration ou étudiants étrangers qui se retrouvent recalés à l’entrée de l’université.

C’est pour avoir dénoncé cette politique discriminante que l’Unef Nanterre, première force syndicale étudiante de la fac, se retrouve en procès. La convocation au tribunal est très claire : ce qui est reproché, c’est bien la distribution de tracts, le collage d’affiches et leur publication sur les réseaux sociaux. Ce procès s’inscrit dans une série d’attaques visant à criminaliser l’expression syndicale et la réaction face aux attaques : 150 CRS appelés à deux reprises en un an pour déloger des occupations de sans-facs, tentative d’exclure la totalité de la direction de l’Unef Nanterre par une section disciplinaire, mise sous écoute du syndicat par des micro, etc.

Tout comme le gouvernement et les patrons, si cette présidence réprime autant, c’est pour mieux imposer sa politique d’austérité.

Face aux politiques antisociales et à la répression comme moyen de les imposer, nous devons nous regrouper ! Soyons nombreuses et nombreux à la manifestation nationale du 20 juin pour regrouper nos luttes contre toutes les répressions !

Patxi

Rassemblement le 2 juin à midi devant le tribunal judiciaire de Nanterre (179-191 avenue Joliot-Curie)