Le 20 mai, le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a fait paraître son décret imposant dans toutes les universités l’application de la réforme « Bienvenue en France », avec augmentation des frais d’inscription des étudiants étrangers extra-européens à 2 895 euros l’année en licence et 3 941 euros en master. C’est une attaque contre toute la jeunesse, immigrée ou non. Le gouvernement espère que les étrangers seront battus seuls, que le passage du décret ne fera pas de vague, et qu’il pourra ainsi poser les bases de l’augmentation des frais d’inscription pour tous les étudiants.
Mais étudiants, enseignants, personnels tiennent bon et poursuivent la contestation. Le ministre a cherché à faire un effet d’annonce en annonçant que 30 % des étudiants étrangers seront exonérés, davantage que les 10 % originellement annoncés – en réalité, le taux d’exonération va baisser année après année. Mais c’est 100 % de cette réforme raciste qui doit dégager !
Certaines présidences d’université, comme à Rennes 2, annoncent qu’elles n’appliqueront pas la hausse. Reste à voir combien de temps elles tiendront face aux coups de pression du rectorat et du ministère. Reste la seule solution qui vaille, la mobilisation. Le 26 mai, des rassemblements d’étudiants, enseignants et personnels se sont tenus à Paris, Bordeaux, Grenoble, Lille et Metz. Avec la détermination de tenir et d’organiser la colère contre ce décret, dès maintenant et à la rentrée de septembre.
Fred Bailhau