Alors que l’armée israélienne poursuit son génocide de la population gazaouie, le Premier ministre israélien a annoncé que désormais son objectif était d’occuper au moins 70 % de ce territoire palestinien. Aux termes du cessez-le-feu négocié par les États-Unis en octobre dernier – cessez-le-feu qui n’a pas mis fin aux attaques israéliennes et n’a pas obtenu le désarmement du Hamas – les forces d’Israël devaient se retirer jusqu’à une « Ligne jaune » délimitant leur contrôle. Sur les cartes militaires, cette ligne leur permettait de contrôler 53 % de Gaza, le Hamas administrant le reste du territoire. Mais, depuis lors, Israël a déplacé chaque jour les blocs de béton censés matérialiser la « ligne jaune », grignotant toujours plus le territoire palestinien, lui permettant d’en contrôler de facto environ 64 %. Aujourd’hui Netanyahou pousse le bouchon encore plus loin avec le soutien des États-Unis et le silence complice des grands pays occidentaux. Tout en continuant à bombarder jour et nuit les habitants de la partie de Gaza qui lui échappe encore. Dans le même temps, au Liban, le gouvernement israélien a fait totalement détruire des dizaines de villages dans le sud du pays et les villes de Nabatieh et de Tyr pourraient bientôt connaitre le même sort que Gaza. Netanyahou, le chien sanglant de l’impérialisme au Moyen-Orient, se déchaîne et même ses maîtres ont un peu de mal à le contrôler.