Le 1er juin, le Smic passe de 1443,11 euros à 1477,93 euros net, une augmentation prévue par la loi dès que l’inflation dépasse 2 %, Avec cette année une hausse de 2,41 %, cela fera à peine 35 euros net par mois. Pas de quoi résoudre le problème des fins de mois difficiles.
Mais les postiers ont reçu un joli mail de la direction indiquant que les plus bas salaires seront augmentés à partir du 1er juin 2026, ce qu’elle ose présenter comme une « mesure de considération en faveur des salariés ». En fait les salaires sont tellement bas que la direction a été obligée d’ajuster les grilles de rémunération pour que les moins bien payés ne soient pas en dessous du Smic ! Elle s’en acquitte au centime près, c’est tout.
Et cela concerne les salariés des premiers niveaux I.2 et I.3 à La Poste – c’est-à-dire la plupart des facteurs, collecteurs de courrier ou agents des centres de tri – payés au Smic ou juste au-dessus avec quelques primes qui d’ailleurs baissent à vue d’œil. Ces très bas salaires permettent à La Poste de payer moins de cotisations sociales (pourtant une partie de notre paie pour nous soigner ou toucher une retraite). Aux NAO de février 2026, la Poste n’avait annoncé qu’une augmentation de 0,7 %, alors que les bénéfices avaient dépassé le milliard. Même chose en 2025 ! Quant aux fonctionnaires, leur rémunération est gelée dans le budget 2026 et, depuis octobre 2025, leur paie est défalquée de 10 % quand ils sont en arrêt maladie.
La Poste, elle, fait de gros profits en payant les agents au lance-pierre et en supprimant des milliers d’emplois. Elle s’illustre d’ailleurs ces dernières années en licenciant de nombreux collègues dits « inaptes », usés par les conditions de travail.
Alors la voie à suivre, c’est celle des collègues des centres de tri qui avaient organisé des débrayages pour exiger de vraies augmentations !
Correspondante