Mardi 2 juin, Coppélia Moreau, présidente de l’Unef Nanterre et militante au NPA-Jeunes-Révolutionnaires, était convoquée au tribunal de Nanterre suite à une plainte en diffamation déposée par la présidence de l’université. Son crime ? Une simple affiche dénonçant la politique de sélection sociale à la fac qui vise à écarter les enfants de travailleurs et les étudiants étrangers de l’enseignement supérieur.
Le NPA-Révolutionnaires a participé au rassemblement qui était organisé pour exiger l’abandon des poursuites. Et la meilleure réponse vient des étudiants « sans-facs » qui ont poursuivi leur mobilisation pour arracher des inscriptions.
Verdict : le plan de la direction est tombé à l’eau ! La procédure a été annulée et les poursuites abandonnées pour prescription des faits.
Tout ça pour ça ! La présidence est prête à mettre en place des affaires bidons pour faire perdre du temps aux syndicalistes, par une procédure chronophage dont une première convocation à la brigade de la répression de la délinquance contre la personne. Un coup porté à cette présidence et à la logique répressive qui doit nous encourager à construire la journée de manifestation contre toutes les répressions qui aura lieu samedi 20 juin à Paris, afin de regrouper toutes celles et ceux qui refusent de se laisser faire face aux politiques anti-sociales.
Jeanne Lemesle