Nouveau rebondissement dans l’affaire Nahel Mezbrouk, ce jeune de 17 ans tué à Nanterre (Hauts-de-Seine) le 27 juin 2023 lors d’un contrôle routier de la police. L’affaire avait provoqué des émeutes durant plusieurs nuits. Trois ans après le drame, la Défenseure des droits Claire Hédon a rendu publiques les conclusions de son enquête qui pointe la responsabilité du policier auteur du coup de feu et la complicité de ses collèges. Depuis le drame, aucun policier n’a été sanctionné ni par la justice, ni par l’administration. « Une nouvelle fois, c’est la démonstration d’une protection assez scandaleuse de certains fonctionnaires de police qui pourtant ont commis de graves manquements et fautes », a commenté un des avocats de la famille Mezbrouk. L’autorité administrative indépendante demande donc au ministère de l’Intérieur d’engager une procédure disciplinaire à l’encontre des policiers impliqués. Pas sûr qu’elle soit entendue, bien que la Cour de cassation, la semaine dernière, ait jugé incorrecte la qualification des faits en « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner », ce qui rouvre la voie à un possible procès pour meurtre. Mais il ne faut pas rêver. En règle générale la justice se montre plus que clémente lorsqu’un policier est impliqué dans le mort d’un jeune de banlieue.