Nos vies valent plus que leurs profits

Extraits de l’intervention de Gaël Quirante à la fête du NPA-R du Mans

D’abord, bravo aux camarades du NPA – Révolutionnaires du Mans pour cette fête. La semaine dernière, vous étiez à Paris pour défendre notre droit à nous révolter, à lutter contre toutes les répressions et aujourd’hui vous travaillez à regrouper des jeunes, des travailleurs, des travailleuses autour de la perspective de la révolution, du communisme. Tenir ces deux bouts, c’est exigeant, mais c’est surtout indispensable. Parce qu’il n’y a pas d’issue émancipatrice pour la planète et l’humanité dans le cadre du capitalisme, en d’autres termes, il n’y a pas de capitalisme à visage humain. Et nous voulons effectivement défendre cette perspective révolutionnaire, communiste aux présidentielles.

Mener cette bataille contre le capitalisme et son hégémonie. C’est vrai qu’en fait, on poursuit un but qui est directement lié à tout ce qu’on fait au quotidien, au jour le jour, dans nos entreprises, dans les lieux d’études et dans les quartiers. En finir avec le capitalisme, l’exploitation et toutes les oppressions, construire une société communiste, ce n’est pas possible sans une révolution. Pour le pouvoir des travailleurs, des travailleuses, pour qu’enfin ceux et celles qui font tout tourner décident de tout, il faut reprendre le pouvoir politique, le pouvoir économique qui est accaparé par une petite minorité de parasites, qui est accaparé par la bourgeoisie. Reprendre le pouvoir, ce n’est pas possible sans la construction d’une organisation révolutionnaire qui s’en fixe l’objectif et s’en donne les moyens. Ce n’est pas possible sans des militants et des militantes qui sont faits de chair et d’os, qui dédient leur énergie et leur temps pour atteindre ce but. Et c’est parce qu’on veut en finir avec cette société de classe qui est inégalitaire, patriarcale, raciste, colonialiste, guerrière, cette société qui est pourrissante, c’est ce combat révolutionnaire qui fait de nous des militants qui, au quotidien : eh bien, on pousse au bout, au maximum, toutes ces luttes quotidiennes.

Alors, on nous dira : pourquoi nous présenter aux présidentielles si c’est dans la rue que ça se gagne ? Parce qu’en fait, on veut regrouper tous ceux et toutes celles qui veulent mener ce combat révolutionnaire pour le communisme, renforcer le camp des révolutionnaires et regrouper toutes celles et tous ceux qui sont convaincus que, face à la domination capitaliste pour leurs profits, face à leurs guerres, leurs frontières et nos morts, il faudra leur faire face. Il faudra faire bloc et s’organiser.

L’ennemi principal est dans notre propre pays. Il s’appelle Bernard Arnault, la famille Mulliez, Total, Bolloré, PSA ou Dassault. Ça veut dire quoi que l’ennemi principal est dans notre propre pays ? Ça veut dire qu’on combat le nationalisme. S’aligner derrière notre propre bourgeoisie, s’aligner derrière l’État capitaliste, c’est en fait s’aligner derrière des exploiteurs et des impérialistes. Un État qui a du sang sur les mains. […] Pour les communistes internationalistes que nous sommes, c’est une priorité d’organiser l’affrontement contre notre propre bourgeoisie.

 

 

Vidéo de l’intervention de Gaël Quirante au Mans : « il faut reprendre le pouvoir politique et économique ! »