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Briser le mur du silence sur la Palestine

Plusieurs associations et collectifs d’universitaires (European Legal Support Center, la Société des études sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans, l’Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine, le Centre arabe de recherches et d’études politiques, l’Observatoire des mondes arabes et musulmans, la Coordination antifasciste pour l’affirmation des libertés académiques et pédagogiques) ont créé une base de données commune baptisée SAMT (soutenir-archiver-mutualiser-transmettre), mot qui en arabe signifie « silence ». Elle se donne pour but de recueillir, répertorier et faire connaître toutes les mesures de censure et d’intimidation qui, depuis le 7 octobre 2023, brident la production intellectuelle et culturelle sur la Palestine en France et au-delà. Une façon de dénoncer la mécanique liberticide qui vise tous les soutiens au peuple palestinien. Depuis cette date, elle a recensé pas moins de 107 cas de censure, principalement dans le monde universitaire et académique, sous forme d’interdictions, de pressions institutionnelles et de marginalisation touchant les chercheurs, étudiants, artistes, etc. qui travaillent sur la question palestinienne. Si on ajoute les cas de répression chez les militants politiques, syndicaux, associatifs ou élus locaux on doit facilement arriver à 200.